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Environnement Numérique de Travail

L'objectif de cette page est de préparer un dossier pour proposer une alternative à l'ENT actuellement en service en Auvergne.

L'essentiel de son contenu est issu de compilation de diverses réactions sur la liste de discussion de l'association Linux-Arverne, ce qui peut expliquer parfois son aspect un peu décousu…

Qu'est-ce qu'un ENT ?

Un espace numérique de travail ou environnement numérique de travail (ENT) est un point d'accès au système d'information des établissements d'enseignement français (pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_numérique_de_travail).

La région Auvergne a choisi de déployer la solution ScolaStance.

Présentation de ScolaStance

En bref, Scolastance est l'ENT développé par la société InfoStance qui est déployé en Auvergne.

Conflit d'intérêt ?

  • Scolastance appartient au groupe Hachette, donc Lagardère (source, dernière page).
  • Et qui trouve-t-on comme responsable des relations institutionnelles du groupe Hachette Livre ? Mme Darcos … (source).

Petite info de dernière minute : ScolaStance connaît d'énormes difficultés de fonctionnement. La cité scolaire Blaise Pascal de Clermont-Ferrand a été obligée de revenir à l'E.N.T. maison d'avant… basé sur des logiciels libres !!!

http://www.citescolaire.blaisepascal.fr/

Les objectifs

Ils sont multiples :

  • moderniser l'État en permettant à chaque agent de mieux piloter son système d'information (pour manager, gérer, enseigner, etc.) ;
  • moderniser le service public en offrant à tous les usagers et à leurs familles des services numériques pour apprendre ou accompagner la scolarité de leurs enfants ;
  • familiariser les élèves avec des usages des technologies qui non seulement leur permettent de mieux apprendre mais encore de mieux comprendre la société de la connaissance dans laquelle ils auront à prendre place ;
  • rendre possible par tous et pour tous le recours à des formes d’enseignement et d’apprentissage alternatives.

(source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_numérique_de_travail)

Outre ces objectifs avoués certains enseignants en voient d'autres moins avouables, qui seront développés ci-dessous.

Les réactions

Du côté des représentants des parents d'élèves (FCPE, PEEP) l'existence des ENT est plutôt perçue comme un progrès pour les services qu'ils proposent aux parents (consultation en ligne du cahier de texte, suivi des notes de leurs enfants, suivi des absences, possibilité pour les représentants de s'adresser aux parents…) plus sans doute que pour les usages pédagogiques que l'on peut en faire.

La plupart des élèves s'en désintéressent à peu près totalement pour l'instant.

Toute résistance des enseignants est alors de fait assez mal perçue puisqu'elle fait obstacle à un besoin social réel des parents d'élèves de suivre au plus près et en temps réel la scolarité de leur enfant. L'époque n'est plus à la sanctuarisation de l'école tant les enjeux de la réussite scolaire sont importants.

Dans le corps enseignant on trouve plusieurs positions:

  • Les réfractaires au changement (réfractaires en général à l'usage de l'informatique qui sentent bien que ces changements risquent de leur ôter une partie de leurs pouvoirs ou de leurs prérogatives. Pour ceux qui se souviennent ils s'étaient déjà fortement opposés à la saisie des notes du bac sur le Minitel. Ils se sont opposés à la gestion informatisée des notes et s'opposent maintenant aux ENT. Ceux-là bien évidemment ne s'engagent pas dans le débat solutions libres/solutions propriétaires, et s'ils le font c'est par simple opportunisme puisque ce qui est visé c'est le refus pur et simple du changement.
  • Les réticents qui ont bien compris que les ENT risquaient bien de brouiller un peu plus la distinction temps libre/temps de travail, la relation pédagogique, introduire des changements dans la pratique du métier et surtout d'accroître sans contrepartie leur charge de travail. S'ils rechignent ce n'est pas vraiment non plus au nom du logiciel libre. De toute façon ils font ou feront avec le temps ce qu'on leur demande avec ce qu'on leur donne.
  • Ceux qui ne se posent pas de question et ne veulent pas s'en poser. Serviteurs obéissants du système prêts à faire tout ce que leur hiérarchie leur demande. Avec l'autonomie croissante des établissements il est à craindre que cette catégorie ne se développe.
  • Enfin quelques partisans militants des nouvelles technologies et du logiciel libre et pour qui poser le problème en terme d'opposition solution propriétaire / solution libre a une réelle importance. Ceux-ci sont d'ailleurs souvent assimilés à la première catégorie par ceux de la troisième.

Propriétaire ou libre ?

Pour comprendre ce qu'est un logiciel libre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre.

La grande majorité de ceux qui connaissent déjà les logiciels libres sont convaincus qu'ils sont gratuits. Or ce n'est pas forcément vrai, on peut parfaitement faire payer un tel logiciel, et surtout dans le cas d'un ENT la partie mise en place et maintenance a un coût non négligeable, certainement largement supérieur à la licence. LE vrai intérêt du libre dans ce cas de figure est que les sources du logiciel sont disponibles. Donc l'effondrement de la société qui l'a mis en place, ou la décision d'arrêter la commercialisation de ce produit, n'aurait aucune incidence sur la pérennité de l'ENT, n'importe quelle autre société un tant soit peu sérieuse étant capable de reprendre le projet. En outre, les sources étant disponibles, il serait très possible de rectifier l'apparence des pages de façon à les rendre sensiblement identiques à Scolastance, afin de ne pas désorienter les utilisateurs.

Un service public de l'ENT ne coûterait vraisemblablement pas moins cher aux collectivités qu'un ENT propriétaire mais la destination des fonds engagés n'est pas du tout la même :

  • d'un côté on engraisse les actionnaires d'Hachette et on a aucun contrôle sur l'utilisation qui en est faite : atteinte aux libertés, aucune réactivité, question de sécurité, non adaptation aux besoins pédagogiques mais seulement aux “besoins” de la hiérarchie…
  • de l'autre on crée des emplois locaux, on est réactif aux besoins des utilisateurs, en un mot c'est un service public au service des usagers (et non des clients comme dans l'autre cas). Si on se groupe avec d'autres régions les améliorations travaillées par les ingénieurs du service public, à la demande des utilisateurs servent à tous sans aucun surcoût. Comme le dit François Elie :“le logiciel libre est gratuit, une fois qu'il a été payé une fois”.

Témoignages sur la solution existante

Ces témoignages sont issus de copié-collé de courriels reçus sur la liste de discussion de Linux-Arverne, et les propos de leurs auteurs ont été retranscrits tel quels, avec à peine une remise en page et masquage des noms propres. Les propos en questions n'engagent bien entendu que leurs auteurs.

Un enseignant :

Ce qui revient le plus souvent dans les problèmes d'utilisation c'est :

  • les déconnexions fréquentes ;
  • les incompatibilités avec certains navigateurs ;
  • aucune transparence quant au traitement des données qui y sont enregistrées ;
  • quand on creuse du coté administration, on voit très vite que la synchronisation avec les annuaires officiels est balbutiante alors que le système d'information des établissements doit désormais reposer dessus (volonté du rectorat).

Un enseignant :

Scolastance est une grosse bouse… Le conseil général paie très cher cet ENT qui ne vaut rien, qui est tout propriétaire et qui de plus, n'assure aucune transparence quant au traitement des données qui y sont enregistrées… Un pur scandale. Au lycée *, nous n'avons toujours pas “obéi” et l'ENT n'est toujours pas utilisé. Pour les cahiers de textes, notes et bulletins, nous utilisons GEPI, un logiciel libre. Également utilisé au collège de * !!!

Un enseignant :

Confirmation d'un problème lié à la sécurité. Si on veut modifier son mot de passe il apparaît en clair dans la base de données de ScolaStance. Le problème a été signalé très tôt mais il ne semble pas avoir été corrigé. Le chef des travaux refuse donc que nous modifions nos mots de passe puisque l'administrateur ne doit pas non plus les connaître. Il ne veut pas prendre la responsabilité.

Un parent (Collège des prés à Issoire)

J'ai été agréablement surpris de recevoir récemment mon code d'accès à l'E.N.T. Scolastance. En effet, résidant dans le nord de l'Allier, cet outil me permettra de suivre plus efficacement la scolarité de ma fille lorsqu'elle est chez sa mère.

Cependant il m'est immédiatement apparu que cet outil ne remplira ses objectifs que lorsque tous les élèves bénéficieront d'un accès internet à domicile, ce qui n'est pas encore le cas. Il semble que la charrue a été mise avant les boeufs, puisqu'apparemment aucun plan d'aide à l'accès internet n'a été pensé. Il existe pourtant de nombreuses solutions peu onéreuses (les net-books récemment apparus sur le marché notamment) qu'il serait judicieux de proposer à tous les enfants ne disposant pas d'une connexion numérique. Ceci pose par contre la question de savoir comment vérifier si un élève dispose ou non d'un accès numérique, mais c'est un autre débat.

En ce qui concerne l'utilisation proprement dite de l'ENT j'ai très rapidement déchanté. En voici les principales raisons :

  • Temps d'accès monstrueusement longs : je n'ai pas l'ADSL mais une connexion Numéris, qui, sans être du réel haut débit, est largement supérieure à une connexion RTC (modem téléphonique de base). Néanmoins mon premier accès, celui pour modifier mon mot de passe, était tellement lent que je n'ai jamais su si ma modification avait été prise en compte. Il s'est avéré que ça a été le cas, mais les serveurs n'ont pas pu me donner l'information alors que j'étais signalé comme le seul utilisateur en ligne !!! Lors de ma tentative de re-connexion avec mon nouveau mot de passe, celle-ci a échoué à deux reprises, au bout de 10 mn à chaque fois (temps de réponse du serveur dépassé) et a enfin abouti au bout de 4 mn à la troisième tentative, soit un délai total de 24 mn. Et là, surprise, alors que j'étais connecté, l'ENT annonçait : zéro utilisateur en ligne ! Pendant tout ce temps, j'ai lancé en parallèle une recherche sur Google, laquelle a abouti en moins de 10 secondes, ce n'est donc pas mon accès qui est en cause. Voici le détail des délais de chargement :
  • Fonctionnalités bugguées : j'ai voulu voir le cahier de texte de ma fille, j'ai donc chargé la page correspondante, et j'ai eu la surprise de voir que mon navigateur avait à charger un document de 3,9 Mo, ce qui m'a pris 30 mn. La raison en est que cette page n'est absolument pas le cahier de texte de ma fille, bien que son nom soit clairement écrit en haut de la page, mais en réalité un joyeux mélange entre cahier de texte de tous les élèves et l'emploi du temps général de tous les professeurs. La page pesait, la dernière fois que j'ai pu la consulter, 5,8 Mo…
  • Failles de sécurité : la partie de la page qui donne l'emploi du temps des enseignants est supposée n'être accessible qu'à eux seuls, ce qui n'était pas le cas au moins entre le 18/12/2009 et le 11/01/2010. Il aura fallu une semaine complète (du 04/01/2010 au 11/01/2010) après que j'aie eu signalé cette faille pour qu'elle soit réparé. J'ajouterai que même une fois sécurisée la page en question pèse très certainement toujours aussi lourd, et elle pénalisera tout enseignant désirant la consulter de chez lui sans haut-débit. En attendant je suis très perplexe sur la sécurité des données concernant mon enfant. Il apparaîtrait que les politiques de sécurité soient décidées par chaque établissement, mais il me semble anormal que de telles failles soient possibles.
  • Non respect des standards du Web : toutes les pages que j'ai testées, y compris celle de l'identification, utilisent une mise en page basée sur les tableaux, ce qui est proscrit depuis longtemps par le W3C (le consortium mondial qui fixe les règles d'utilisation de l'internet) notamment pour des raisons d'accessibilité (un non-voyant ne pourra accéder au contenu d'une telle page, par exemple, aucun programme de synthèse vocale ne sachant lire de tels tableaux).
  • Conception qui frise l'amateurisme (ou pour être plus précis le je-m'en-foutisme et le mépris de l'utilisateur final) : non seulement les pages sont faites de tableaux, mais de plus il s'y trouve une quantité de code inutile. Pour afficher l'information suivante :

Le 04/01/2010 de 10:00 à 11:00

Matière : MATHEMATIQUES Classe : 4EME4

sous forme d'un tableau de deux cases (qui en réalité comporte trois lignes supplémentaires mais vides et donc inutiles ; travail à faire, contenu de la séance et travail donné) on peut lire dans le code html que pour chaque mot on commence par dire qu'il doit être écrit en noir, puis ensuite on dit qu'on efface le formatage en noir, et on recommence. En outre toute la mise en page (espacements, taille des marges, couleurs…) qui devrait se trouver dans un fichier séparé (nommé feuille de style) est répété pour chaque cellule de chaque tableau ! On obtient donc ainsi pour un seul tableau un code qui fait environ 4 000 caractères (dont environ 1 000 pour les trois lignes vides) alors que je peux écrire la même chose ainsi :

<p class=“tableautitre”>Le 04/01/2010 de 10:00 à 11:00</p>

<p class=“tableaucontenu”>Matière : MATHEMATIQUES<br/> Classe : 4EME4</p>

soient 130 caractères seulement. On obtient un facteur de réduction de 30 (20 si on ne compte pas les cases vides), avec un aspect identique. La différence au niveau du temps de téléchargement s'en ressent fortement, surtout si on ne dispose pas de haut-débit.

En ce qui concerne la page d'identification, outre l'image du cadenas qui pèse plus de 10 ko (alors qu'on peut faire la même chose avec 3 ou 4 ko), elle affiche le logo du collège avec une hauteur de 84 pixels. Malheureusement le fichier cible (qui se trouve sur le site du collège) fait en réalité 560 pixels de haut, et pèse 54.1 ko au lieu de 3.4 ko une fois remis à la bonne taille. Moralité : on se retrouve à charger plus de 90 ko alors qu'il en faudrait normalement à peine 40.

  • Le fil d'Ariane ne fonctionne pas, cliquer sur quelque niveau supérieur que ce soit ré-affiche la page en cours, ou bien l'emploi du temps même si on pense obtenir autre chose…

Je pourrais certainement continuer longtemps, mais je ne pense pas que ce soit utile. Pour résumer, c'est “codé avec les pieds”, et c'est du “foutage de gueule intégral”, alors que ce sont nos impôts qui financent cette énorme cochonnerie.

Un enseignant :

Compte-rendu d'un stage de formation ENT dans un lycée.

Première chose à faire : changer son mot de passe (normal).

Question d'un participant : Est-il vrai qu'après avoir changé notre mot de passe, il apparait EN CLAIR dans la base de données aux yeux de l'administrateur ?

Réponse amusée : Oui, et alors ?

Nouvelle question : Est-il alors imaginable que l'administration, ou l'Inspecteur Pédagogique Régional puisse avoir accès à notre mot de passe ?

Réponse : Oui, et alors ?

Je ne développe pas plus car il y aurait un roman à faire : des minutes d'attente entre les pages, des modules ne fonctionnant pas, des impossibilités à la pelle.

Côté module de notes, les collègues l'ont trouvé moins performant que Pronotes.

Un enseignant :

L'administrateur connaît les mots de passe initiaux puisqu'il les communique aux collègues. La procédure n'est pas entièrement automatisée. Le mot de passe initial n'est ni choisi ni créé à l'inscription comme on le voit sur beaucoup de sites. Ce qui est inquiétant c'est que le problème est connu depuis longtemps et rien n'a été fait pour le corriger.

On ne peut que spéculer sur la raison d'un tel état de choses. De toute façon il semble qu'il n'y ait jamais de réponse directe de ScolaStance aux problèmes soulevés.

Autres témoignages

À recueillir

Les solutions libres

à compléter

La philosophie du logiciel libre prévoit que tout un chacun peut réutiliser à sa guise le code existant, pour autant que les conditions de licence soient maintenues, et la paternité du code utilisé respectée. Par conséquent, puisqu'il n'est jamais nécessaire de ré-inventer l'eau tiède, nombre de solutions libres globales s'appuient sur des petites briques logicielles, développées indépendamment les unes des autres, par des équipes distinctes. La richesse des solutions proposées est donc énorme, puisque chaque solution libre peut intégrer tel ou tel autre cahier de texte ou carnet de notes, ou encore en développer un spécifique qui pourra être réutilisé par tout autre projet global. Nous indiquerons ci-dessous les solutions libres retenues par différents acteurs publics, puis nous donnerons un aperçu des briques les composant. Certaines sont réellement devenues incontournables.

Et la force du libre est de disposer de telles briques logicielles éprouvées qui garantissent par exemple un système d'authentification sans faille. C'est quand même dommage en 2010 de re-coder un système d'authentification par mot de passe …

les impressions des espaces enseignants, administration et élèves sont à compléter

La Beneylu School

ENT Open source depuis le début 2009, mais uniquement dédié aux écoles primaires. Donc non intéressant dans le contexte.

Eliot

On peut le tester sur http://www.ent-eliot.com/portal/app/

Un autre lien vers l'ENT Ile de France : http://www.cio-online.com/actualites/lire-la-region-ile-de-france-equipe-les-lycees-d-un-ent-2494.html où on apprend qu'il est conçu pour être partagé dans d'autres régions et où est citée l'Adullact (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour l'Administration et les Collectivités Territoriales, http://www.adullact.org/).

Le lien vers le lancement de l'ENT libre en IDF : http://www.pcinpact.com/actu/news/54054-mozilla-jean-paul-huchon-libre.htm?vc=1 où on voit que la Région IDF est adhérente à l'April (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre).

Impressions

Espace parent

L'aspect général est assez clair, voire lumineux. Les pages sont bien conçues, beaucoup de listes déroulantes pour sélectionner au mieux les infos recherchées.

Les temps d'accès sont sensiblement équivalents à ceux de ScolaStance, mais quel est le serveur qui est derrière ?… Si c'est juste pour montrer à quoi ça ressemble ils n'ont peut-être pas mis la bande passante qui serait mise sur un serveur en production.

Analyse du code : encore des tableaux, mais beaucoup moins, et ceux-ci sont un peu plus justifiés, puisqu'il s'agit des bulletins de notes etc. Néanmoins on peut aussi faire sans. Par contre le codage de la mise en page est propre et semble respectueux des règles.

Gepi

Impressions

Interface très sobre et dépouillée, mais alors quelle rapidité ! Affichage des pages quasi instantané même sans haut-débit.

Ce qui déroute : pas de distinction parents / élèves, mais un unique espace Scolarité. Finalement pourquoi distinguer les parents des enfants ? Dans le carnet de liaison papier, il n'y a pas ce cloisonnement.

Très finement paramétrable et modulable.

E.P.L.

Impressions

Interface très dépouillée, voire sommaire. Tout au bénéfice des accès bas débit mais on peut faire un peu mieux en à peine plus lourd.

Gros défaut : pas d'espace parents.

Autre défaut, dans l'espace étudiants, une fois identifié, il faut saisir sa classe, etc, alors que les autres ENT savent ça tous seuls.

Impossible de tester plus avant, soit la base de test est trop vide, soit les choix à faire ne sont pas assez explicites, soit c'est buggé. Impossible de savoir quoi en l'état actuel des choses.

E-Lyco

K-D'école

http://www.kosmos.fr/web-fr/produits/k-d-ecole/

Pas de page de démonstration trouvée pour l'instant…

Net'O'Centre

E.N.T. développé localement en région Centre à partir de briques libres. Pas de page de test disponible apparemment, donc impossible d'en dire plus.

Argos

E.N.T. développé localement en région Aquitaine à partir de briques libres.

Prov.E.N.C.E.

E.N.T. de la région Provence sous licence libre (plus une clause amusante : Chocolaware).

Les ENT déployés par régions

à compléter

  • Alsace : Scolastance, solution propriétaire
  • Aquitaine : Argos, solution libre
  • Auvergne : Scolastance, solution propriétaire
  • Bourgogne
  • Bretagne
  • Centre : Net'O'Centre, solution libre
  • Champagne-Ardenne
  • Corse
  • Franche-Comté
  • Île-de-France : Eliot, solution libre
  • Languedoc-Roussillon
  • Limousin
  • Lorraine : PLACE, Plateforme Lorraine d’Accessibilité et de Communication pour l’Education, solution propriétaire
  • Midi-Pyrénées
  • Nord-Pas-de-Calais
  • Basse-Normandie
  • Haute-Normandie
  • Pays de la Loire : E-Lyco, solution libre
  • Picardie
  • Poitou-Charentes
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur : Prov.E.N.C.E. solution libre
  • Rhône-Alpes : E.L.P., solution libre développée localement
  • Guyane
  • Guadeloupe
  • Martinique
  • Réunion

Proposition

Les régions peuvent décider de créer des services publics pour des questions relevant de leur compétence.

Si on proposait à d'autres régions, pour avoir l'économie d'échelle suffisante, de créer un service public des ENT, avec bien entendu personnels fonctionnaires, locaux moyens et motorisé par du logiciel libre.

Ça ne coûterait pas plus cher que d'engraisser les actionnaires d'Hachette. Ce n'est pas dans l'air du temps de recruter des fonctionnaires des services publics, mais il y a peut-être une “insurrection des consciences” à mettre en oeuvre concrètement.

À faire

Il faut préparer le terrain très en amont de la future décision :

  1. à partir de l'expérience de la bouse solution propriétaire, obtenir des améliorations mais comme on ne les obtiendra pas, en cours de contrat, on envoie les parents de la FCPE voir comment fonctionne la solution libre de l'Ile de France ;
  2. au moment de la décision la FCPE a des billes concrètes pour EXIGER qu'à la renégociation ce soit une solution libre qui soit mise en place ;
  3. idem pour les syndicats d'enseignants ;
  4. pour ce qui est de la formation des enseignants, il suffit de faire en sorte que la nouvelle solution ait sensiblement la même interface graphique afin qu'ils ne soient pas perdus. Ils n'en ont rien à faire du moteur qui est dessous.

Il serait un peu fort de café qu'au moment de renouveler l'ENT, non satisfait des prestations de la société qui fait fonctionner cet ENT, les 5 collectivités (région et 4 départements) renouvellent le contrat à cette société, avec le seul argument qu'on ne peut pas faire autrement.

Il suffit d'exiger aussi que le passage d'une solution à l'autre se fasse en sifflet et dans le même ordre que cette fois-ci.

La FCPE et les syndicats (si ça les intéresse, pas sûr) devraient accumuler les griefs, demander des améliorations (si c'est dans le cahier des charges), se faire aider par l'Adullact pour montrer que c'est parce que c'est une solution propriétaire que ça ne fonctionne pas et que les services du Rectorat sont impuissants et avoir tout un dossier très technique au moment du nouvel appel d'offres.

L'APRIL, qui doit suivre aussi l'ENT libre de l'Île de France, pourrait aussi aider à constituer le dossier.

Il n'est pas vrai que le contrat sera discuté en 2012. Le contrat est renégocié EN CE MOMENT (pour mise en oeuvre à la rentrée 2010) et tout ce qu'on a pu grapiller de tangible, mais c'est important, c'est que la nouvelle plate-forme quelle qu'elle soit devra être en mesure d'intégrer des logiciels métiers du choix de l'établissement. Cela veut dire qu'il sera possible d'utiliser GEPI pour les notes, les bulletins et le cahier de textes et c'est le plus important.

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